| Lundi · 1 juin 2026 |
Issue № 007 |
15 min de lecture |
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La lettre hebdo FindSkill
The Skill
Réservé aux membres FindSkill Pro. L'actu IA qui compte vraiment pour ton travail.
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Réservé aux membres Pro
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Une lettre privée
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Publié nulle part ailleurs
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Mia
Éditrice apprentissage IA · FindSkill.ai
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Bienvenue dans le numéro 007.
C'est Mia. Chaque lundi, je débarque dans ta boîte mail et je te dis ce que la semaine d'actu IA veut vraiment dire pour ton boulot. Sans le jargon, sans la hype, sans l'énergie « les 10 trucs que tu DOIS savoir ». Réservé aux membres Pro. Publié nulle part ailleurs.
Anthropic a eu une de ces semaines. Opus 4.8 est sorti mercredi. Une levée de fonds qui valorise la boîte au-dessus d'OpenAI (plus de 900 Md$) se bouclait en même temps. Et la nouvelle plus discrète sur laquelle je reviens sans arrêt : KPMG vient de mettre Claude entre les mains de ses 276 000 personnes. Empile les trois, elles racontent la même histoire. L'IA a arrêté d'être un onglet malin qu'on ouvre, elle est devenue un truc que les organisations font tourner. Du coup, la compétence qui compte ensuite, ce n'est plus le prompt. C'est la gouvernance.
Petit retour d'expé. La semaine dernière, je t'ai demandé quel livrable hebdo tu noterais en premier avec une grille de cinq lignes. Une belle fournée de réponses : le travail face client en tête, et de loin, suivi de près par les validations de factures et les notes d'entretien de recrutement. Les grilles partent cette semaine.
— Mia
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01 |
Cette semaine en IA
Trois histoires qui méritent ton attention
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Sortie de modèle
Claude Opus 4.8 sort avec un curseur pour régler l'intensité de sa réflexion — et le pouvoir de piloter sa propre flotte.
Le 28 mai, Anthropic a sorti Opus 4.8. Deux changements comptent plus que le gain au benchmark (88.6 % sur SWE-bench Verified, si tu suis le score). D'abord l'effort : un curseur, désormais juste à côté du sélecteur de modèle, qui règle l'intensité de la réflexion de Claude avant qu'il réponde. High par défaut, jusqu'à Extra et Max, et Low pour les tâches rapides. Ensuite les dynamic workflows : tu confies une grosse tâche à Claude Code, il écrit son propre script d'orchestration, lance des dizaines voire des centaines de sub-agents en parallèle, et vérifie leur travail contre tes tests avant de te le rendre. Un dev (@SYMBiEX) l'a vu lancer 85 agents sur une seule tâche sans qu'on lui donne le moindre chiffre. Comme l'a résumé un autre (@0xCodez) : « la plupart des gens babysittent encore une seule fenêtre Claude, pendant que ceux qui ont pigé délèguent des migrations entières et s'en vont. »
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Ce que ça signifie pour toi
Pas besoin d'écrire du code pour sentir ce truc. L'unité de travail IA glisse de « un chat que tu supervises » à « une flotte que tu pilotes, puis que tu vérifies ». Et le levier que tu as maintenant en main, c'est l'effort. Ouvre l'IA que tu utilises (Claude, ChatGPT et Gemini ont tous une version de ce réglage maintenant), trouve le réglage effort/raisonnement, et arrête de le laisser sur Max « au cas où ». Lequel choisir et quand, c'est littéralement le Terme de la semaine.
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Business
Le forfait fixe de GitHub Copilot signe la fin demain. Le compteur démarre le 1er juin.
À partir du 1er juin (demain), chaque plan GitHub Copilot passe d'un forfait mensuel fixe à des AI Credits à l'usage, où un crédit vaut un centime. Le prix de ton siège ne bouge pas (Pro reste à 10 $, Business à 19 $ par utilisateur). Ce qui change, c'est que ton prompt, la réponse et le modèle que tu choisis dépensent maintenant des crédits. Du coup une grosse semaine de chat IA ou de runs d'agents peut te faire dépasser ce que ton plan inclut. Les complétions de code simples restent gratuites. Le truc que les devs redoutent : avant, quand tes crédits étaient épuisés, Copilot te basculait discrètement sur un modèle plus lent et continuait. Maintenant, il s'arrête. Sauf si tu as réglé un budget de dépassement exprès. L'ambiance sur le X des devs, dans une phrase qui a tourné : « tu en auras moins, mais tu paieras le même prix. »
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Ce que ça signifie pour toi
Avant demain, ouvre les réglages de facturation de Copilot et regarde un seul chiffre : ton budget de dépense additionnelle. Laisse-le à 0 $ et on ne peut pas te facturer un centime au-dessus de ton abonnement. Copilot se met juste en pause jusqu'au reset du mois. Remonte-le exprès, et uniquement quand un vrai projet le demande. Et lis le signal plus large derrière Copilot : le forfait IA illimité, à volonté, c'est en train de se terminer partout. Le compteur arrive pour chaque outil que tu utilises.
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Politique
La Maison-Blanche a remisé son décret de supervision de l'IA quelques heures avant signature. Les garde-fous viennent de devenir ton problème.
Le 20 mai, la Maison-Blanche a reporté un décret sur l'IA, quelques heures avant la signature prévue. Et c'était déjà la version soft : il aurait demandé aux grands labos de partager volontairement leurs modèles avancés avec le gouvernement, pour une revue de sûreté pouvant aller jusqu'à 90 jours avant la sortie publique. OpenAI et Anthropic étaient à la table pour le négocier. Trump a dit qu'il n'aimait « pas certains aspects » et craignait que le décret « ait pu être un frein » dans la course à l'IA avec la Chine. Mets la politique de côté, le résultat pratique est le même pour tout le monde. Le seul bout de supervision fédérale de l'IA qui était au calendrier n'a pas eu lieu, et rien ne l'a remplacé à l'agenda.
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Ce que ça signifie pour toi
N'attends pas que Washington définisse ce qui est safe de faire avec l'IA au boulot. Cette question retombe maintenant sur la politique de ton employeur, ou carrément sur toi. Si ta boîte n'a aucune règle d'usage acceptable de l'IA, le seul vrai garde-fou, c'est ton propre jugement sur ce que tu colles et où. Et ce n'est pas un cas d'école : c'est le Terme de ce numéro et le Workflow de 15 minutes plus bas, tous deux faits pour t'aider à voir et gouverner l'IA que tu utilises déjà. Côté français, ce vide n'en est pas vraiment un : le RGPD encadre déjà ce que tu peux verser à un outil, et l'AI Act arrive derrière. Mais ça, c'est le cadre légal, pas une règle interne. La règle interne, c'est encore à toi (ou à ta boîte) de l'écrire.
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02 |
Terme de la semaine
Le concept à comprendre cette semaine
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Terme №007
Shadow AI
< IA fantôme (l'usage IA non autorisé, qu'on appelle « shadow AI » dans toutes les équipes) >
Les outils IA que les gens utilisent pour du vrai boulot sans l'aval ni le contrôle de leur employeur. Ton ChatGPT perso ouvert dans un autre onglet pour peaufiner un mail client, un bot de transcription gratuit posé discrètement dans la réunion, une extension de navigateur qui « aide juste un peu ». Utile, partout, et totalement invisible pour la personne censée protéger les données de la boîte.
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Think of it like this →
Tu te souviens des téléphones pro avant qu'on parle de « politique BYOD » ? Tout le monde utilisait déjà son tel perso pour les mails du boulot. La DSI faisait semblant de ne pas voir. C'était tranquille, jusqu'au jour où quelqu'un a perdu un tel avec des données client dessus, et du jour au lendemain : des règles, des codes, un bouton d'effacement à distance. L'IA fantôme, c'est la version 2026 de ce moment exact. Les outils sont déjà dans la maison. La seule question qui reste, c'est de savoir si ta boîte écrit des règles saines avant qu'une fuite arrive, ou si elle se débrouille pour les écrire après.
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⚠ Common misconception
« L'IA fantôme, c'est un problème de sécurité qu'on règle en interdisant les outils. » Non. L'interdiction, c'est précisément ce qui crée l'IA fantôme. La demande ne disparaît pas, elle se déplace simplement sur des comptes persos où tu as zéro visibilité et zéro logs. Tout déploiement sérieux (celui de KPMG inclus) commence par cartographier l'usage fantôme, pas par sanctionner, parce que cette carte est le signal le plus clair de l'endroit où la vraie demande (et la vraie valeur) vit déjà. On n'écrase pas l'IA fantôme. On lui donne un chemin officiel et encadré pour que les gens arrêtent de te contourner.
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Où tu vas l'entendre: Dans chaque rapport d'éditeur de sécurité IT (le chiffre « 73 % des salariés utilisent des outils IA non approuvés » est le nouvel argument choc). Dans la « politique d'usage acceptable de l'IA » fraîchement rédigée par ton service RH. Sur la première slide de tout deck de déploiement entreprise, c'était l'étape un chez KPMG. Et de plus en plus dans les présentations de résultats, rangée sous « gouvernance de l'IA », comme le truc qui a pris les RSSI de court en 2025.
Lead an AI Rollout for Your Team — l'audit IA fantôme, c'est la leçon 2 →
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03 |
Analyse approfondie
Ce que KPMG a décidé avant de donner Claude à 276 000 personnes — et quoi piquer, à n'importe quelle taille
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Il y a un chiffre qui rebondit sur l'AI Twitter cette semaine : KPMG a donné Claude à 276 000 salariés. Et la plupart des analyses s'arrêtent au chiffre. Le chiffre, c'est la partie la moins intéressante. Ce que KPMG a décidé avant que qui que ce soit se connecte, voilà la partie qui descend jusqu'à une équipe de cinq.
KPMG, c'est un des Big Four : 276 000 personnes dans 138 pays, très probablement le cabinet pour lequel bosse le commissaire aux comptes de ta boîte. Le 19 mai, il a signé une alliance mondiale avec Anthropic pour intégrer Claude directement dans Digital Gateway, la plateforme que ses équipes et ses clients utilisent déjà pour le fiscal, le juridique et le private equity. C'est facile de lire ça comme « énorme boîte achète énorme IA » et de scroller. Sauf que la recherche sur les déploiements de cette taille est brutale, KPMG l'a clairement lue, et les coups qu'ils ont joués en réponse marchent à toutes les échelles. Voilà ce qui vaut le coup de copier.
| | SUBJECT By the numbers: 276 000 salariés · 138 pays · une seule plateforme (KPMG Digital Gateway, sur Azure) · déploiement complet visé pour septembre 2026. Le contexte qui explique chaque décision plus bas : l'étude State of AI in Business du MIT a trouvé que 95 % des pilotes GenAI en entreprise n'ont eu aucun impact mesurable sur le P&L, et S&P Global a trouvé que 42 % des boîtes ont abandonné la plupart de leurs initiatives IA en 2025, contre 17 % un an plus tôt. Comme l'a dit cette semaine un builder IA du mid-market (@snow_w_lee) : « problème de distribution : réglé. problème d'adoption : ça commence à peine. » |
Ce qui vaut le coup de copier, ce n'est pas le budget. Ce sont les quatre décisions que KPMG a prises avant qu'une seule personne se connecte. Chacune inverse l'instinct par lequel la plupart des équipes commencent.
| i. | Ils l'ont intégré là où le travail se fait déjà. Pas de chatbot collé à côté. Claude vit dans Digital Gateway, l'outil que les gens de KPMG ouvrent déjà tous les jours. Pas comme une app séparée avec son propre login et son propre onglet à oublier. L'instinct par défaut, c'est « achète les sièges, envoie le mail de bienvenue ». Celui de KPMG, c'était « fais disparaître l'IA dans le workflow que les gens utilisent déjà ». Un outil dans un nouvel onglet, on l'essaie deux fois et on l'abandonne. Un outil dans le truc que tu utilises déjà, on s'en sert. La version équipe de cinq : mets l'IA dans ton doc, ton CRM ou ton helpdesk existant, pas dans encore un onglet où personne ne revient. | | ii. | Ils ont commencé serré, pas partout. Le déploiement ouvre sur le fiscal & juridique et le private equity (spécifique, à forte valeur, mesurable), puis il s'élargit. Pas « tout le monde, tous les workflows, dès le jour un ». Ce chiffre de 95 % de pilotes qui échouent, c'est surtout l'histoire du « on a donné l'accès à tout le monde et on a appelé ça une transformation ». KPMG a choisi une tête de pont à la place. Pique-le tel quel : choisis la tâche unique la plus répétitive et mesurable de ton équipe, mets l'IA seulement dessus pendant un mois, et prouve le chiffre avant d'élargir. | | iii. | Ils ont mené avec la gouvernance, avant la vitesse. Le PDG de KPMG a cadré toute l'alliance autour de l'IA responsable, de la confiance et des limites sur les données, pas du « 10× de productivité ». Ça sonne langue de bois corporate, jusqu'à ce que tu voies l'autre face : IBM a trouvé que 63 % des organisations victimes d'une faille liée à l'IA n'avaient aucune politique de gouvernance de l'IA. La gouvernance n'est pas le frein d'un déploiement, c'est ce qui lui permet de survivre au contact des vraies données client. Et ça ne demande pas un document de 40 pages. Ça demande quatre choses : ce qui est safe à coller (et ce qui ne l'est pas), un responsable nommé pour chaque cas d'usage, un passage de revue humaine sur tout ce qui touche aux clients, à l'argent ou aux gens, et des logs de base pour voir ce qui se passe. En France, tu as un cadre tout fait pour les deux premières : l'inventaire RGPD de tes traitements et le registre AI Act qui arrive. Pas une couche en plus, le même geste. | | iv. | Ils mesurent l'usage, pas les sièges. Le piège planqué dans chaque titre « 276 000 personnes ont maintenant l'accès », c'est que l'accès n'est pas l'adoption. Le chiffre qui prédit vraiment si ça marche, c'est l'usage hebdo actif par métier dans six mois, pas le nombre de sièges du communiqué de presse. Les praticiens qui regardent ça de plus près l'ont dit cash cette semaine : « combien l'utilisent régulièrement dans 6 mois ? » À piquer : dès le jour un, suis qui utilise vraiment l'outil chaque semaine et ce que ça a changé, pas combien de logins tu as payés. |
Ce que KPMG a fait vs ce qui tue la plupart des déploiements Input · Comment la plupart des déploiements se passent On achète des sièges pour tout le monde. On envoie un mail de lancement et un lien vers un doc « astuces de prompt ». On mesure le succès au nombre de logins. On traite l'IA comme un achat de logiciel. Résultat : un pic de curiosité, puis les 95 % — aucun impact mesurable, remisé en silence en moins d'un an. | | | Output · Comment KPMG (et les 5 %) le font On intègre dans l'outil du quotidien. On démarre sur un seul workflow à forte valeur. On pose quatre garde-fous de gouvernance avant le lancement. On mesure l'usage hebdo actif par métier à 30, 60 et 90 jours. Résultat : l'IA disparaît dans du meilleur travail pour une équipe, le chiffre se prouve, et ensuite ça s'élargit. Ennuyeux, discipliné, et ça survit. |
Le réflexe ici, c'est « ça, c'est KPMG, c'est pas moi ». Mais enlève les 276 000 et le playbook est le même à n'importe quelle taille : intègre-le, démarre serré, gouverne-le, mesure le vrai usage. La version équipe-d'une-personne de l'étape un, c'est la Section 04 : un audit de 15 minutes de l'IA fantôme que tu fais déjà tourner. Fais ça cette semaine. Tu ne peux pas gouverner ce que tu ne vois pas.
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04 |
Le workflow
Une façon d'utiliser l'IA au boulot cette semaine
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Fais l'audit IA fantôme sur toi-même, avant que ta DSI le fasse sur toi.
Ouvre un doc vierge. Liste tous les outils IA que tu as personnellement touchés pour le boulot ces deux dernières semaines. Sois honnête, tout l'intérêt c'est justement les trucs qui ne sont sur aucune liste approuvée. Le compte ChatGPT perso. Le preneur de notes de réunion gratuit. Copilot. L'extension qui résume les PDF. Le générateur d'images sorti pour une seule slide. Pour chaque outil, note trois choses vite fait : (1) quelles données de travail tu lui as vraiment données (un nom de client ? un contrat ? juste une question vague ?), (2) si ta boîte l'a réellement approuvé (« personne n'a dit non » n'est pas un oui), et (3) ce qui se passerait si ces données ressortaient dans une fuite ou un set d'entraînement. Ensuite, trie chaque outil dans trois cases. Vert : aucune donnée sensible, tu continues. Jaune : sensible mais réparable, tu bascules sur un outil approuvé ou tu enlèves d'abord les noms et les chiffres. Rouge : données client, financières ou personnelles posées dans un compte grand public non approuvé. Là, tu arrêtes, ou tu fais approuver, aujourd'hui.
Pourquoi ça marche: C'est exactement l'étape un du déploiement KPMG à 276 000 personnes (cartographier la réalité, pas les annonces), compressée à quinze minutes et une personne. Tu ne peux pas gouverner ce que tu ne vois pas, et presque tout le monde fait tourner plus d'IA fantôme qu'il ne croit. L'audit ne sert pas à culpabiliser, il sert à convertir une exposition invisible en une liste courte et réparable. La plupart des gens trouvent la même chose : un seul vrai rouge (en général un compte perso qui fait du travail de boîte) et deux-trois jaunes faciles. Les nommer, c'est 80 % de la réparation.
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Fais-le cette semaine
Fais l'audit mardi matin — ça prend vraiment quinze minutes. Puis répare le seul item le plus rouge avant le déjeuner. Neuf fois sur dix, ça veut dire basculer un workflow de ton login perso vers l'outil que ta boîte approuve vraiment. Un rouge fermé bat une politique parfaite que tu n'as jamais écrite.
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05 |
L'idée de revenus
Une façon de gagner de l'argent avec l'IA cette semaine
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| ◆ Income Idea · Play №007 |
Deviens la personne qui écrit les règles IA que les petites boîtes ne savent pas encore qu'il leur faut.
Chaque boîte de moins de 200 personnes encaisse en silence la même question, « on a le droit d'utiliser ChatGPT pour ça ? », et n'a pas de réponse. Le garde-fou fédéral que tout le monde croyait imminent vient d'être reporté (Story 3), et les titres KPMG font flipper chaque dirigeant qui se demande s'il est à la traîne. C'est ton ouverture. Construis un kit de démarrage politique + déploiement IA productisé. (1) Un modèle de politique d'usage acceptable d'une page avec les niveaux de données vert/jaune/rouge de ce numéro : ce qui est safe à coller, ce qui ne l'est pas, qui en est responsable, ce qui demande une revue humaine. (2) La fiche d'audit IA fantôme de la Section 04, taillée pour une petite équipe. (3) Un tracker d'adoption 30/60/90 d'une page. (4) Un script d'appel « je déroule ça avec ton équipe » d'une heure. Vends-le de deux façons. En pack de modèles à 79-199 € sur Gumroad, Lemon Squeezy ou Système.io (la plateforme française, plan gratuit pour démarrer) pour les dirigeants qui le feront eux-mêmes. Ou en prestation productisée à 700-2 500 € (« j'anime ton atelier de politique IA et je personnalise le kit pour ton équipe »), pitchée aux PME locales via ta CCI, une fédération pro, ou ton propre réseau LinkedIn. Bonus FR : le couple RGPD + AI Act te donne un angle que les kits US n'ont pas. « Conforme RGPD, prêt pour l'AI Act » sur ton listing, c'est un argument de vente, pas une contrainte.
Pourquoi ça marche: Le signal de demande crie dans trois directions à la fois : la news KPMG, le décret reporté, et la boîte mail qui déborde de chaque dirigeant. Et le boulot, c'est du jugement, pas du code. Tu packages à quoi « bon » ressemble pour une boîte de 40 personnes qui ne peut pas se payer une mission McKinsey et n'en a pas besoin. Revenu réaliste : 500-4 000 €/mois en solo, et nettement plus si tu te niches sur un secteur que tu connais déjà (cabinets dentaires, cabinets d'avocats, agences de comm). Pourquoi ? Parce qu'alors les exemples de politique sont spécifiques et la confiance est immédiate. Pas une licorne. Des chiffres honnêtes, et une fenêtre de deux trimestres environ avant que « modèle de politique d'usage IA » devienne une commodité à 12 €.
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Fais-le cette semaine
Écris le modèle de politique d'une page ce soir — pique la structure en quatre parties directement dans le Deep Insight, c'est déjà fait. Liste-le sur Gumroad cette semaine, avec ses imperfections. Puis envoie un message direct à trois dirigeants de boîtes locales que tu connais vraiment et propose-leur l'atelier. Le modèle vend la prestation ; la prestation finance les finitions.
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The Stack
Trois outils que je teste vraiment cette semaine
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Gamma
Présentations, docs et sites par IA · Plan gratuit (payant à partir de ~10 $/mois)
Quand j'ai vingt minutes et qu'il me faut un truc présentable en comité, c'est l'onglet que j'ouvre au lieu de me battre avec PowerPoint. Tu tapes ce que tu veux (« transforme ces cinq bullets en un point de six slides »), puis tu édites phrase par phrase au lieu de déplacer des zones de texte à la souris. Le plan gratuit suffit largement pour juger si ça colle à ta façon de bosser ; un petit filigrane sur les exports gratuits est le seul vrai bémol. Pas magique, mais c'est l'outil « brouillon de deck » le plus rapide que j'ai testé cette année, et celui sur lequel je reviens.
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02 |
Fathom
Preneur de notes de réunion par IA · Gratuit (inhabituellement généreux)
Il rejoint ton appel Zoom, Meet ou Teams, le transcrit, et te rend un résumé propre avec les actions à mener. Et le plan gratuit est vraiment généreux, pas un teaser. Je le laisse allumé pour les appels internes et éteint pour tout ce qui est sensible, ce qui est tout le sujet de ce numéro : un preneur de notes est lui-même une IA posée dans ta réunion, qui lit tout ce qui s'y dit. Utile, et exactement le genre d'outil qui a sa place sur la liste approuvée de ta boîte, pas en train de tourner discrètement sur un login perso. Vérifie-le d'abord, puis profite.
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03 |
Helicone
Dashboard d'usage et de coût IA · Gratuit / open-source
Celui-là, c'est pour les builders parmi vous, mais il est dans la stack à cause de la story Copilot. Helicone se place devant tes appels API IA et te montre exactement ce qu'ils coûtent (par requête, par modèle, par projet) avant que la facture te surprenne. Même si tu ne le branches jamais, savoir que cette catégorie existe, c'est le point : à mesure que chaque outil passe au compteur, ceux qui restent calmes sont ceux qui voient leur dépense IA au lieu de la deviner. Le plan gratuit couvre un projet solo, et c'est open-source si tu préfères tout héberger toi-même. ---
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07 |
Dans FindSkill
Ce qui est nouveau pour les membres cette semaine
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Lead an AI Rollout for Your Team
Huit leçons pour faire ce que KPMG vient de faire, taillé pour une équipe de 50 à 2 000 personnes et un budget qui n'est pas celui d'un Big Four : l'audit IA fantôme, une gouvernance à la bonne taille (pas besoin d'un Center of Excellence), le choix d'un seul cas d'usage, la construction d'un réseau d'ambassadeurs, et la maths d'adoption qui sépare les 5 % des 95 %. Le compagnon praticien du Deep Insight de ce numéro. Démarrer le cours →
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Deux cours sur les plugins juridiques Claude
Claude Law Student et Claude Legal Clinic. Les builds spécifiques au métier pour quiconque fait du travail juridique avec l'IA : fiches d'arrêt, écriture IRAC et prép d'examen pour les étudiants ; mise en route à froid, accueil client et suivi des délais pour les cliniques juridiques. Des prompts encadrés, pas du « colle le dossier et croise les doigts ». Voir tous les cours →
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Les guides de terrain Opus 4.8
Cinq explications en clair sorties le lendemain du lancement : quel niveau d'effort choisir vraiment, le tuto dynamic workflows et ultracode, si le Fast Mode vaut le coup, le comparatif Opus 4.8 vs GPT-5.5 vs Gemini, et le playbook du déploiement KPMG. Plus l'explication facturation Copilot du 1er juin tirée de la Story 2. Si tu en lis un, le guide effort : il t'évitera la confusion « pourquoi c'est devenu si lent d'un coup » cette semaine. Voir le blog →
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Quel est le seul outil IA que tu utilises au boulot et que ton équipe IT ne connaît pas officiellement ?
Réponds-moi avec (sans jugement, j'en tiens une liste perso aussi) et je te dirai s'il survivrait à un contrôle basique de sécurité des données. Au pire, ta réponse devient un exemple anonymisé dans la boîte à outils Déploiement IA.
↵ Réponds ici
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The Skill · by FindSkill.ai
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