Bon, on va commencer par le plus important, parce que sinon tu vas passer les trois prochaines semaines à flipper pour rien : non, ChatGPT n’arrête pas de générer des images. Ce qui ferme, c’est un GPT bien précis — le GPT « DALL·E » officiel, celui que tu trouvais dans le magasin de GPT en tapant littéralement « DALL·E » dans la barre de recherche. OpenAI l’a annoncé le 31 juillet 2026, façon vraiment discrète : une ligne dans son changelog, pas de communiqué, pas d’e-mail, rien. Juste une phrase et un compte à rebours de 30 jours. Date limite : le 30 août 2026.
Si t’as déjà généré des images avec ce GPT précis — celui-là, pas la génération d’images normale dans une conversation classique — tu as jusqu’au 30 août pour récupérer ce qui t’intéresse. Après, c’est fini, l’historique de ce GPT part avec lui.
Et c’est à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur ce qui disparaît vraiment. Le reste, c’est du bruit. Beaucoup de sites anglophones (Tom’s Guide, Notebookcheck, Windows Report, entre autres) ont sauté sur la nouvelle avec des titres façon « sauvegarde tes images ou perds-les à jamais », et honnêtement, ça fait un peu vendre du drame là où il y en a pas tant que ça. Côté francophone, à l’heure où j’écris ces lignes, aucun média tech n’a encore traité le sujet — ni Numerama, ni 01net, ni Korben, rien. Du coup ce guide, c’est un peu le premier topo complet en français sur la question. Autant le faire bien.
Ce qui change vraiment (et ce qui bouge pas d’un poil)
Reprenons depuis le début, parce qu’il y a une vraie confusion entre trois trucs différents qui portent presque le même nom.
DALL·E, à l’origine, c’était un produit à part entière, sorti par OpenAI il y a plusieurs années. C’est ce nom-là qui a fait connaître la génération d’images par IA au grand public en 2022 — le fameux « avocat-fauteuil » qui a fait le tour de Twitter, tu vois le genre. Ensuite, OpenAI a construit un GPT dédié autour de ce modèle, littéralement une fiche épinglée dans le magasin de GPT dont le seul boulot était de générer des images avec l’ancien moteur DALL·E 3 (sorti en 2023, jamais vraiment mis à jour depuis). C’est ce GPT-là, et uniquement lui, qui ferme le 30 août.
Ce qui le remplace, c’est ChatGPT Images (parfois appelé « ChatGPT Images 2.0 »), qui tourne sur le modèle gpt-image-2. Et là, petite révélation qui va en surprendre pas mal : si t’as généré une image directement dans une conversation ChatGPT normale ces derniers mois — juste en demandant, sans passer par un GPT spécial — tu utilisais déjà ce système. Le GPT DALL·E, c’était en fait le chemin has-been depuis un moment. ChatGPT Images, c’est la route principale, et ça l’est depuis fin 2025 pour beaucoup d’utilisateurs sans même qu’ils s’en rendent compte.
Ce qui reste identique, point par point :
- Les GPT personnalisés avec génération d’images continuent de tourner. Si t’as créé (ou si quelqu’un t’a créé) un GPT sur mesure pour, disons, des cartes de recettes ou des affiches motivantes, et que la génération d’images est activée dessus, le 30 août n’y change absolument rien.
- La génération d’images native dans une conversation ChatGPT classique n’est pas touchée. C’est ce que la majorité des gens utilisent au quotidien, et c’est justement ce sur quoi OpenAI investit, pas ce qu’il abandonne.
- Ton compte, ton abonnement, tout le reste : ça bouge pas. C’est pas une migration de plateforme. C’est juste une fonctionnalité précise qu’on met à la retraite.
Ce qui ne survit pas automatiquement, en revanche : les images que t’as générées spécifiquement à l’intérieur du GPT DALL·E officiel. Elles vivent dans l’historique de conversation de ce GPT précis, et quand le GPT ferme le 30 août, cet historique s’en va avec. La consigne d’OpenAI est directe là-dessus : télécharge ce que tu veux garder avant. Je t’explique comment exactement un peu plus bas.
Pourquoi maintenant, et pourquoi personne n’a vraiment vu passer l’info
Officiellement, OpenAI n’a donné aucune explication détaillée. Mais le pattern est assez lisible en soi : quand une boîte arrête de faire évoluer un truc au lieu de l’améliorer, c’est en général la boîte qui te dit sur quoi elle mise vraiment. DALL·E 3 date de 2023. Le moteur natif de ChatGPT, lui, a été reconstruit plusieurs fois depuis, jusqu’à ce fameux gpt-image-2, et il est nettement meilleur sur les points faibles historiques de DALL·E : le texte lisible dans les images, le respect d’instructions détaillées, la modification d’une photo existante plutôt que la génération from scratch à chaque fois. Du coup, maintenir deux systèmes d’images en parallèle dans le même produit, dont un figé depuis trois ans, ça pouvait pas durer éternellement. Le vrai truc surprenant, c’est pas qu’ils aient fermé DALL·E. C’est que ça ait pris autant de temps, et qu’ils l’aient fait avec une ligne de changelog plutôt qu’une tournée d’adieux.
Une théorie qui circule pas mal dans les cercles IA anglophones : le budget de calcul et l’attention d’OpenAI se sont clairement déplacés vers la génération vidéo avec Sora ces derniers mois, et la roadmap de DALL·E a discrètement arrêté de se battre pour les mêmes ressources. Une fois que la génération native dans ChatGPT a rattrapé, puis dépassé, ce que le GPT DALL·E standalone pouvait faire, l’ancien wrapper a arrêté d’être un produit — c’est juste devenu un coût de maintenance avec un nom nostalgique collé dessus. C’est pas une critique de DALL·E, hein. C’est juste ce qui arrive à quasiment toutes les « versions OG » d’un outil une fois que le modèle sous-jacent a trois générations de retard sur ce qui existe maintenant.
Comment l’info a circulé (et pourquoi elle s’est déformée en route)
Ça vaut le coup de comprendre ce point, parce que ça explique pourquoi ce guide existe. La note de retrait n’est pas devenue virale au sens classique. Elle a d’abord circulé sur une poignée de comptes d’actu IA sur X, récolté quelques centaines de likes au total sur les posts les plus vus, et ensuite elle a fait ce que fait toujours l’actu tech : elle s’est « téléphone-arabé » en s’éloignant de la source. Quelqu’un qui suit l’actu IA de près poste « bon, il est temps de dire au revoir à DALL·E dans ChatGPT ». Ses abonnés, qui suivent en général le sujet d’assez près eux aussi, comprennent exactement ce que ça veut dire. Mais une partie de ces gens-là en parlent en passant à quelqu’un qui touche pas du tout à l’IA au quotidien — et au bout de la troisième ou quatrième reformulation, « le GPT DALL·E ferme » a muté en « ChatGPT arrête de faire des images ». Sans le vouloir, hein, c’est juste comme ça que l’info se déforme quand elle traverse trois cercles de gens de moins en moins connectés au sujet.
Et c’est exactement la raison d’être de ce guide, en fait. Pas parce que la nouvelle en elle-même est compliquée — c’est littéralement une phrase — mais parce qu’au moment où elle t’arrive, elle a déjà traversé deux ou trois rounds de « t’as entendu que ChatGPT… » et perdu toutes ses nuances au passage.
Comment générer des images dans ChatGPT aujourd’hui, étape par étape
Si t’as jamais utilisé la génération d’images native de ChatGPT — ou si t’as toujours utilisé l’ancien GPT DALL·E sans savoir qu’il existait un chemin plus simple — voici exactement comment ça marche en ce moment. Pas de GPT spécial, pas de plugin, rien à aller chercher dans les réglages.
Étape 1 : ouvre une conversation ChatGPT classique
Va sur chatgpt.com (ou ouvre l’appli) et lance une nouvelle discussion, ou utilise une conversation déjà ouverte. Tu n’as pas besoin de chercher « DALL·E » dans le magasin de GPT, et après le 30 août ça te mènera nulle part de toute façon. Parle juste à ChatGPT normalement.
Résultat attendu : une fenêtre de chat vide, comme n’importe quelle autre conversation.
Étape 2 : décris l’image que tu veux, en langage naturel
Tape ce que tu veux voir. Des phrases complètes marchent mieux qu’une liste de mots-clés — ChatGPT Images répond bien mieux quand tu lui parles comme à une personne plutôt que de lui balancer une série de tags séparés par des virgules, comme le demandaient certains anciens outils d’image.
Un gabarit de départ solide, qui donne quasi toujours un premier résultat exploitable :
Crée une image [style] de [sujet] dans [environnement], avec [ambiance/lumière]. [Couleurs précises, composition, ou texte à inclure.]
Exemple concret, du début à la fin : disons que tu es auto-entrepreneur, tu vends des bougies artisanales sur Etsy ou sur ton propre site, et t’as besoin d’une photo produit pour ta boutique en ligne — sans payer un shooting photo que t’as pas les moyens de te faire pour chaque nouvelle référence.
Prompt 1 : « Crée une photo produit d’une bougie parfumée dans un pot en verre ambré, posée sur une table en bois clair, avec une lumière douce et chaude venant du côté gauche, fond neutre légèrement flouté, style photographie e-commerce épurée. »
ChatGPT génère l’image en 10 à 20 secondes environ. Le premier jet te donne en général déjà 80 % du résultat — la bougie est là, la lumière est correcte, le rendu ressemble vraiment à une photo produit et pas à un dessin (c’est justement l’une des grosses améliorations par rapport à l’ancien GPT DALL·E, qui avait tendance à donner un rendu plus « illustration » que « photo »).
Résultat attendu : une image générée apparaît directement dans le chat, avec la possibilité de la télécharger tout de suite.
Étape 3 : affine avec des messages de suivi, pas de nouveaux prompts
C’est le point qui piège pas mal de gens qui viennent d’autres outils. Tu n’as pas besoin de réécrire tout ton prompt pour corriger un détail. Dis juste à ChatGPT ce qu’il faut changer, comme si tu donnais des retours à un graphiste.
Prompt 2 (suivi) : « Rapproche un peu plus la bougie du bord droit de l’image, et ajoute quelques brins de lavande séchée posés à côté pour donner un côté plus artisanal. »
ChatGPT modifie la même image sur place, en gardant le reste cohérent, plutôt que de générer une image complètement nouvelle qui ressemble vaguement à la précédente. Cette cohérence d’une modification à l’autre, c’est l’une des différences les plus concrètes et mesurables par rapport à l’époque du GPT DALL·E, où chaque « régénère » revenait quasiment à repartir de zéro.
Résultat attendu : une version mise à jour de la même photo, avec uniquement les changements demandés — le reste (lumière, fond, cadrage) reste identique.
Étape 4 : demande des variantes ou des formats différents si besoin
T’as besoin d’un format carré pour Instagram et d’un format portrait pour ta fiche produit ? Demande, tout simplement.
Prompt 3 : « Donne-moi une version carrée pour Instagram, et une version verticale pour la fiche produit du site. »
ChatGPT Images gère une large gamme de formats dans une seule session — du très large (environ 3:1) au très vertical (1:3) en passant par le carré — sans que tu aies besoin de préciser des dimensions en pixels.
Résultat attendu : deux versions supplémentaires du même visuel, réadaptées aux nouvelles proportions.
Étape 5 : télécharge et sauvegarde
Clique sur l’icône de téléchargement sur l’image (ou reste appuyé dessus sur mobile) pour la sauvegarder sur ton appareil. Fais-le systématiquement pour tout ce que tu comptes réutiliser — ChatGPT garde les images dans ton historique de conversation, mais cet historique n’est pas une archive permanente sur laquelle tu devrais compter, et ce retrait de GPT est justement un bon rappel pourquoi.
Deuxième exemple concret : modifier une vraie photo, pas partir de rien
L’exemple de la bougie ci-dessus part de zéro. Mais dans la vraie vie, ce dont les gens ont le plus souvent besoin, c’est de modifier quelque chose qui existe déjà — une vraie photo, pas une image générée. C’est là que l’écart entre l’ancien GPT DALL·E et ChatGPT Images actuel est le plus flagrant, donc ça vaut le coup de le détailler à part.
Disons que t’es commerçant, tu tiens une petite boutique de déco, et t’as une photo de ta vitrine que tu veux tester avec une couleur d’accent différente avant de commander de la peinture ou du vinyle adhésif.
Étape 1 : importe la photo directement dans le chat via l’icône trombone/pièce jointe à côté de la barre de message.
Étape 2 : décris la modification en langage naturel : « Change la couleur du cadre de la vitrine pour un vert sapin profond, garde tout le reste — la façade, l’éclairage, les autres éléments — exactement pareil. »
Résultat attendu : ChatGPT te renvoie une version de ta vraie photo importée avec juste la couleur du cadre modifiée, pas une vitrine générée de toutes pièces qui ressemble vaguement à la tienne. C’est la plus grosse différence pratique par rapport à l’ancien GPT DALL·E, qui était conçu avant tout pour générer des images neuves et gérait les modifications de photos de façon vraiment inconsistante.
Étape 3 (affinage) : « Ce vert est trop foncé, éclaircis-le d’environ deux tons, et rends-le plus chaud. »
Résultat attendu : une deuxième passe qui ajuste seulement la teinte, sans toucher au reste de l’image. Tu peux faire des allers-retours comme ça plusieurs fois dans le même fil, et chaque version reste ancrée à ta photo d’origine au lieu de dériver un peu plus à chaque demande — un reproche qui revenait constamment à l’époque du GPT DALL·E, où chaque « réessaie » ressemblait à un nouveau lancer de dés.
Étape 4 : une fois que t’as une version qui te plaît, télécharge-la de la même façon, et pense à demander plusieurs variantes de teintes dans un seul message plutôt que de brûler des générations une par une.
Ce même schéma — importer, décrire précisément le changement, affiner, télécharger — marche pour des photos produits, des portraits professionnels, des photos de biens immobiliers, et à peu près toute situation où tu pars de quelque chose de réel plutôt que de rien du tout. Petit rappel utile ici, pour tous les commerçants et auto-entrepreneurs qui utilisent ça pour vendre : les réglementations européennes sur l’IA imposent que les visuels générés ne trompent pas le consommateur sur les caractéristiques réelles du produit. Une photo retouchée pour une jolie mise en scène, ok. Une photo qui fait paraître le produit d’une taille, d’une texture ou d’une couleur qu’il n’a pas réellement, ça peut te retomber dessus légalement — pas juste une question d’éthique commerciale.
Si tu veux creuser vraiment le sujet des prompts, tu peux aussi jeter un œil au générateur de prompts d’images IA ou à l’artisan de prompts d’art IA pour des gabarits déjà prêts à copier-coller.
GPT DALL·E vs ChatGPT Images : ce qui a vraiment changé
Au-delà du « c’est plus récent », voici la comparaison concrète, fonctionnalité par fonctionnalité, entre l’outil qui ferme et celui qui le remplace. C’est le tableau à garder sous le coude si quelqu’un te demande « attends, le nouveau truc est vraiment mieux, ou juste différent ? »
| Fonctionnalité | GPT DALL·E (fermeture le 30 août) | ChatGPT Images (actuel) |
|---|---|---|
| Comment y accéder | GPT dédié, à chercher séparément dans le magasin de GPT | Intégré directement dans n’importe quelle conversation ChatGPT |
| Modèle sous-jacent | DALL·E 3 (sorti en 2023, plus mis à jour depuis) | gpt-image-2 (activement développé, génération actuelle) |
| Rendu du texte dans les images | Souvent illisible ou déformé | Généralement lisible, y compris des phrases entières |
| Modification d’une photo existante | Limitée, peu fiable — régénérait souvent une image neuve au lieu de modifier l’originale | Modification directe de la photo, l’originale sert de base |
| Cohérence entre modifications successives | Faible — chaque régénération pouvait s’éloigner beaucoup de la précédente | Plus élevée — les éléments non mentionnés restent stables |
| Support multilingue (prompt et texte dans l’image) | Faible hors anglais | Nettement plus solide, y compris pour le français |
| Flexibilité des formats | Options limitées et prédéfinies | De large (environ 3:1) à vertical (1:3), plus le carré |
| Variantes en un seul lot | Pas une fonctionnalité native | Jusqu’à 10 variantes cohérentes en une seule génération |
| Accès après le 30 août 2026 | Fermé | Reste le moyen par défaut de générer des images dans ChatGPT |
Pour rester honnête : ça veut pas dire que DALL·E était mauvais. C’était sincèrement une avancée majeure à sa sortie. C’est juste que « révolutionnaire en 2023 » et « modèle actif et à jour en 2026 », c’est deux barres différentes, et ChatGPT Images franchit la seconde pendant que le GPT DALL·E restait coincé pour toujours à la première.
Petite mention côté français ici, pour ceux qui veulent creuser le côté technique du nouveau modèle : le lancement officiel de ChatGPT Images 2.0 (21 avril 2026) a été couvert en français par ArDigital, qui parle d’une génération « en résolution 2K directement », d’un mode Réflexion qui vérifie automatiquement ses propres sorties, et résume ça en une phrase qui claque : « Ce n’est pas un simple update. C’est une rupture. » C’est le genre de couverture qu’on trouve déjà en français sur gpt-image-2 — ce qui manquait, jusqu’à ce guide, c’était le lien direct avec la fermeture du GPT DALL·E lui-même.
Gratuit vs Plus vs Pro : ce que t’as vraiment
C’est la partie la moins bien documentée publiquement, parce qu’OpenAI ne publie pas de plafonds fixes — l’usage varie selon la demande. Mais voici ce qui est resté stable ces derniers mois, sur la base du comportement des comptes actuels et de la doc officielle des paliers :
| Gratuit | Plus (20 $/mois) | Pro | |
|---|---|---|---|
| Images par fenêtre glissante | Environ 3 à 10 par tranche de 3 heures | Environ 40 à 50 par tranche de 3 heures (contre ~25 il y a un an) | Limites les plus hautes, traitement prioritaire |
| Mode Réflexion pour les images | Non disponible | Disponible | Disponible |
| Recherche web pendant la génération | Non disponible | Disponible | Disponible |
| Qualité du rendu de texte | Même modèle que les paliers payants | Même modèle que le palier gratuit | Même modèle, file d’attente prioritaire |
| Formats disponibles | Gamme complète (carré à 3:1/1:3) | Gamme complète | Gamme complète |
| Usage commercial des résultats | Autorisé selon les CGU d’OpenAI | Autorisé selon les CGU d’OpenAI | Autorisé selon les CGU d’OpenAI |
| Génération en lot (jusqu’à 10 variantes) | Compte comme une seule génération dans ton quota | Compte comme une seule génération dans ton quota | Compte comme une seule génération dans ton quota |
Quelques trucs à retenir de ce tableau. Genre, le palier gratuit est vraiment utilisable — pas besoin de carte bancaire, et les images que tu génères sont les tiennes, utilisables commercialement, exactement comme sur les paliers payants. En fait, le vrai écart entre Gratuit et Plus, c’est pas la qualité des images, c’est le volume, plus deux fonctionnalités (mode Réflexion et recherche web en génération) que la plupart des utilisateurs occasionnels ne remarqueront même pas. Et il y a ce détail sur le lot qui compte comme une seule génération, important celui-là : si tu demandes plusieurs variantes du même prompt en un coup, c’est bien plus rentable que de les générer une par une sur plusieurs messages.
Ce que ça change pour toi, concrètement
Si t’as fait une image sympa avec le GPT DALL·E une fois, il y a longtemps, et que t’as oublié : va télécharger ce qui t’intéresse avant le 30 août. Ça prend deux minutes — ouvre ton historique de conversations, retrouve les anciens échanges avec le GPT DALL·E, sauvegarde ce qui compte. Rien d’autre ne change sur ton compte.
Si t’es commerçant, auto-entrepreneur, ou freelance graphiste et que tu fais des visuels produits : bascule ton workflow vers des conversations ChatGPT classiques dès maintenant, pas le 29 août au dernier moment. La cohérence entre modifications de ChatGPT Images (demander un changement de couleur sans regénérer toute l’image) va sincèrement te faire gagner du temps une fois que t’auras pris le pli. Pour un workflow complet de photos produits, jette un œil au générateur de photos produit, et si tu veux vraiment structurer ta pratique visuelle, le cours Génération d’images avec l’IA va plus loin que ce guide.
Si t’es parent et que tu fais des invitations d’anniversaire, du matériel pour l’école, ou des projets en famille : ce guide, c’est un peu pour toi. Utilise le gabarit de départ plus haut, décris les choses en phrases complètes comme tu l’expliquerais à une personne, et n’hésite pas à envoyer cinq messages de suivi pour affiner une seule image — c’est le workflow prévu, pas un signe que tu t’y prends mal.
Si t’es sur le palier gratuit et que tu tapes constamment dans tes limites : groupe tes demandes. Demande deux ou trois variantes dans un seul prompt plutôt que de régénérer une par une sur plusieurs messages — ça compte comme une seule génération dans les deux cas, donc t’en as plus pour le même quota.
Si t’es agent immobilier, dans le marketing, ou tout autre métier qui utilise déjà ChatGPT Images pour du travail client : ce retrait ne change absolument rien à ton workflow — t’étais déjà sur le système actuel. Si tu veux aller encore plus loin niveau maîtrise créative (identité visuelle, cohérence de style sur plusieurs supports), le cours Design créatif avec l’IA couvre ça en détail.
Si t’as créé ou utilises un GPT personnalisé avec génération d’images intégrée : rien ne change pour toi le 30 août. Ce GPT continue de tourner exactement comme avant. Le seul GPT DALL·E qui ferme, c’est celui officiel d’OpenAI — pas un GPT tiers ou fait maison, même s’il génère lui aussi des images.
Si tu compares ChatGPT à d’autres outils d’image IA avant de te décider : l’avantage de ChatGPT, c’est pas la qualité brute de l’image — plusieurs générateurs dédiés produisent un rendu plus net ou plus stylisé. Son avantage, c’est le côté conversationnel : tu décris, tu génères, tu modifies au fil de la discussion que t’utilises déjà pour tout le reste, sans changer d’outil.
Les problèmes les plus courants (et comment les régler)
Voici les vrais soucis que les gens rencontrent en ce moment, tirés de retours d’utilisateurs réels et pas de cas hypothétiques inventés pour l’article.
1. Les images sortent avec une texture grainy ou « bruitée » bizarre. C’est un artefact connu du modèle actuel, et ça a frustré pas mal de monde — quelqu’un l’a décrit comme rendant le modèle « quasi inutilisable » pour du travail stylisé ou professionnel. Le contournement qui aide vraiment : donne au modèle plus de détails précis à travailler. Au lieu d’un prompt vague, précise les matières, les sources de lumière, le procédé (« pris en argentique 35mm, lumière douce de fenêtre, grain volontairement visible ») — la théorie des utilisateurs qui bidouillent ça, c’est que le bruit vient d’un excès « d’effort » du modèle qui se traduit par du détail parasite quand le prompt lui laisse pas assez de détail légitime pour dépenser cet effort. C’est pas une solution garantie, mais ça aide de façon mesurable.
2. Un effet lumineux ou un halo bizarre apparaît sans que tu l’aies demandé. Certains utilisateurs ont repéré une signature visuelle reconnaissable — un halo ou un effet de traînée lumineuse précis — qui apparaît sur des images sans rapport les unes avec les autres et rend le contenu généré par IA facile à repérer. Si ça t’arrive, régénérer avec une description de lumière plus précise (« éclairage studio plat et uniforme, sans reflet d’objectif ») a tendance à réduire l’effet.
3. Une demande de modification change plus que ce que t’avais demandé. Si tu demandes de changer un élément et que toute l’image bouge, sois plus explicite sur ce qui doit rester identique : « garde le fond, la pose et les couleurs exactement pareils — change uniquement X. » Le modèle réagit mieux à des consignes de préservation explicites qu’à l’hypothèse implicite que « tout le reste reste pareil ».
4. La génération basée sur une image de référence échoue ou ignore la référence. Si t’importes une photo et demandes à ChatGPT de générer quelque chose à partir d’elle (une variante, un style différent…) et qu’il semble complètement ignorer la référence, réimporte-la dans un nouveau message plutôt que de faire référence à une image plus haut dans une longue conversation — les fils trop longs peuvent faire perdre au modèle la trace de l’image dont tu parles.
5. Tu retrouves pas tes anciennes conversations avec le GPT DALL·E. Regarde dans l’historique de ta barre latérale ChatGPT, pas dans le magasin de GPT — tes anciennes conversations avec le GPT DALL·E vivent dans ton historique de chat normal, triées par date, comme n’importe quelle autre conversation. Cherche « DALL·E » dans ton historique, ou remonte à la période où tu te souviens l’avoir utilisé.
6. Les images téléchargées ont une résolution plus basse que prévu. Fais un clic droit (ou un appui long sur mobile) et choisis « enregistrer l’image » plutôt qu’une capture d’écran — les captures compressent et réduisent la résolution. Si la plateforme sur laquelle tu regardes propose une prévisualisation en plein écran, ouvre-la avant de sauvegarder ; la miniature dans le fil de discussion est parfois de résolution plus basse que la version complète.
7. Tu te demandes si ça touche aussi l’API ChatGPT, pas juste l’appli. Ce retrait concerne spécifiquement l’interface du GPT DALL·E dans l’appli grand public ChatGPT. Si toi ou ton équipe de dev appelez un modèle de génération d’images directement via l’API d’OpenAI, c’est un produit à part avec son propre calendrier de versions et de dépréciations — vérifie directement la documentation API d’OpenAI plutôt que de supposer que cette annonce s’applique.
8. Quelqu’un t’a dit « ChatGPT ne fait plus d’images » et tu sais plus si c’est vrai. C’est faux. C’est de loin la confusion la plus répandue autour de cette nouvelle — le retrait d’un outil précis, sous un nom précis, qui se transforme au fil des conversations en « ChatGPT peut plus faire d’images ». Il peut toujours, largement, et pour la plupart des gens, mieux qu’avant.
Ce que ChatGPT Images ne sait toujours pas faire
Être honnête sur les limites compte plus que de faire semblant qu’il y en a pas.
- Ce n’est pas un outil de design dédié. Pour du contrôle précis de mise en page — positionnement au pixel près, cohérence de charte graphique sur des dizaines de visuels, édition en calques que tu peux transmettre à quelqu’un d’autre — un outil conçu pour ça (Canva, Adobe Firefly, Figma) te servira toujours mieux. ChatGPT Images est fait pour des images uniques créées par conversation, pas pour des systèmes de production en série.
- Le problème de bruit/grain est réel et pas totalement réglé. Le contournement plus haut aide, mais c’est un contournement, pas une correction. Si tu as besoin d’un rendu propre de façon fiable pour du pro ou de l’impression, prévois du temps pour plusieurs essais.
- Ça galère sur les modifications complexes en plusieurs étapes. Les changements simples et explicites (« change la couleur du t-shirt ») fonctionnent bien. Les instructions composées (« change le fond, la lumière, et ajoute trois nouveaux personnages en gardant les expressions de tout le monde identiques ») ont tendance à donner un résultat qui rate une partie de la demande.
- Ça garde pas des personnages cohérents sur beaucoup d’images séparées, contrairement à certains outils spécialisés. Si t’as besoin que le même personnage illustré apparaisse à l’identique sur les 20 pages d’un livre pour enfants, des outils dédiés à la cohérence de personnage te donneront des résultats plus fiables que des conversations ChatGPT répétées.
- Les droits d’usage commercial, même autorisés, viennent avec les mêmes réserves générales que tout contenu généré par IA. Lis les politiques d’usage d’OpenAI avant d’utiliser des résultats dans des contextes avec des exigences de propriété intellectuelle strictes (un dépôt de marque, par exemple) — « tu peux l’utiliser commercialement » ne veut pas dire « zéro question juridique à se poser ».
- Ça ne se souvient pas de ton style visuel d’une conversation à l’autre. Si t’as passé une heure à peaufiner un style d’illustration précis pour une affiche, ce contexte reste dans ce fil de discussion précis. Démarrer une nouvelle conversation veut dire redécrire le style depuis zéro, ou recoller ton prompt d’origine comme point de départ — il n’y a pas de mémoire persistante de « style de marque » comme sur certaines plateformes de design dédiées.
- Ça peut mal juger des demandes impliquant des personnes réelles et identifiables. ChatGPT applique des garde-fous autour de la génération d’images de personnalités publiques réelles ou de l’import de photos de personnes privées réelles pour certains types de modifications, ce qui peut produire un refus là où tu t’attendais à un résultat. C’est pas un bug, c’est une limite volontaire — mais ça surprend quand une demande parfaitement raisonnable (modifier une photo d’un pote) se retrouve bloquée ou fortement restreinte.
Questions fréquentes
Est-ce que DALL·E disparaît complètement de ChatGPT ? Le GPT DALL·E officiel — le chatbot dédié à la génération d’images — ferme le 30 août 2026. La génération d’images elle-même continue dans les conversations ChatGPT classiques, sur le modèle gpt-image-2, plus récent. C’est le nom « DALL·E » qui prend sa retraite, pas la capacité.
Quel générateur d’images ChatGPT utilise maintenant ? ChatGPT Images, basé sur le modèle gpt-image-2 d’OpenAI (aussi appelé « ChatGPT Images 2.0 »). Il gère à la fois la génération de nouvelles images et la modification d’images existantes, directement dans une conversation normale — pas besoin d’un GPT séparé.
Est-ce que je vais perdre les images que j’ai déjà créées ? Seulement si elles ont été créées spécifiquement dans le GPT DALL·E officiel et que tu ne les télécharges pas avant le 30 août. Les images créées via des conversations ChatGPT classiques ne sont absolument pas concernées par ce retrait.
J’ai besoin de ChatGPT Plus pour générer des images ? Non. Le palier gratuit inclut la génération d’images, typiquement entre 3 et 10 images par tranche glissante de 3 heures, sans carte bancaire requise. Plus fait grimper ce plafond à environ 40-50 par tranche et ajoute le mode Réflexion et la recherche web en génération pour les images.
Comment je télécharge les images de mes anciennes conversations avec le GPT DALL·E ? Ouvre ChatGPT, va dans ton historique de conversations (pas le magasin de GPT), retrouve tes anciens échanges avec le GPT DALL·E, ouvre chacun d’eux, et sauvegarde les images que tu veux garder sur ton appareil avant le 30 août 2026.
Je peux encore utiliser le GPT DALL·E avant sa fermeture ? Oui, jusqu’au 30 août 2026 il devrait fonctionner normalement. Après cette date, la consigne d’OpenAI est claire : le GPT lui-même disparaît — traite cette date comme une deadline stricte pour tout ce que tu veux sauvegarder.
Qu’est-ce qui arrive aux GPT personnalisés d’autres personnes qui incluent la génération d’images ? Rien ne change pour eux. Ce retrait concerne spécifiquement le GPT DALL·E officiel d’OpenAI. Tout GPT personnalisé tiers ou fait par un utilisateur, avec la génération d’images activée — y compris ceux que tu as créés toi-même — continue de fonctionner exactement pareil.
Le nouveau ChatGPT Images est vraiment meilleur que DALL·E, ou juste plus récent ? Sur les points précis où les gens se plaignaient le plus avec DALL·E — le rendu du texte dans les images, le respect d’instructions détaillées en plusieurs parties, et la modification d’une image existante sans qu’elle se transforme en image complètement différente — ChatGPT Images est une vraie amélioration. C’est pas mieux partout et sur tout (voir le problème de bruit plus haut), mais les principales critiques adressées à l’ancien système sont réellement corrigées.
Le générateur d’images est différent entre le palier gratuit et les paliers payants ? Non, c’est le même modèle, gpt-image-2, sur les trois paliers (gratuit, Plus, Pro). La différence entre paliers, c’est le volume de génération et l’accès au mode Réflexion / à la recherche web en génération, pas la qualité du modèle d’image lui-même.
Pourquoi certaines de mes images ChatGPT ont une texture grainy bizarre ? C’est un artefact connu du modèle actuel que pas mal d’utilisateurs ont signalé, surtout sur des demandes détaillées ou stylisées. Donner au modèle plus de détails précis à rendre — matières, source de lumière, texture — a tendance à réduire ça, sans que ce soit une solution garantie à 100 %. Voir la section dépannage plus haut pour le contournement complet.
Y a-t-il un moyen d’utiliser ChatGPT Images sans compte ChatGPT du tout ? Non — la génération d’images via ChatGPT Images nécessite un compte ChatGPT, même si le palier gratuit ne demande pas de carte bancaire. Si tu cherches vraiment une option sans inscription, des outils dédiés comme Perchance ou Craiyon n’en demandent aucune, au prix d’une qualité d’image nettement plus basse.
Pour résumer
Le titre « DALL·E disparaît » est techniquement vrai et fonctionnellement trompeur. Ce qui se passe en réalité, c’est une consolidation : OpenAI ferme une ancienne porte d’entrée séparée et badgée vers la génération d’images, parce que la route principale s’est améliorée et qu’il y a plus vraiment de raison de maintenir les deux. Si t’as utilisé ce GPT DALL·E précis pour quoi que ce soit que tu veux garder, tu as jusqu’au 30 août 2026 pour le récupérer — mets un rappel maintenant, parce que « je m’en occuperai plus tard » c’est exactement comme ça que ces images finissent perdues pour de bon.
Bref, au-delà de ça, l’expérience concrète de générer des images dans ChatGPT au quotidien ne disparaît pas du tout. C’est le même workflow conversationnel, en modification directe, que tu utiliserais pour n’importe quoi d’autre dans l’appli — et pour la plupart des usages réels (affiches d’anniversaire, visuels produits, graphiques pour les réseaux sociaux), c’est une vraie amélioration par rapport à ce qui existait avant.
Si tu veux aller plus loin que « comment faire une image » — vraiment apprendre la structure des prompts, le contrôle du style, et comment obtenir des résultats cohérents sur un vrai projet — notre cours Génération d’images avec l’IA couvre tout ça en quelques heures ciblées, gratuit pour démarrer.
Sources
- OpenAI — Introducing ChatGPT Images 2.0
- OpenAI Help Center — ChatGPT Release Notes
- OpenAI Help Center — ChatGPT Free Tier FAQ
- Tom’s Guide — You have until August 30 to save your ChatGPT DALL-E images
- Notebookcheck — DALL-E leaves ChatGPT on August 30: download your images first
- Windows Report — OpenAI will retire the official DALL·E GPT on August 30
- ArDigital — ChatGPT Images 2.0 : la nouvelle génération de l’IA visuelle qui change tout